Au cours du symposium organisé à l’occasion de la semaine mondiale dédiée à cette maladie, ils ont enseigné sur les mesures à prendre pour se prémunir de ce mal qui représente la première cause de cécité irréversible dans le monde.

Bien que silencieuse, la maladie est très répandue et fait de nombreuses victimes dans le monde. Tenez par exemple. Environ 80 millions de personnes sont touchées par le glaucome, qui est la première cause de cécité irréversible. Au Cameroun, le glaucome touche 5% de la population.

41% de ces personnes touchées par le glaucome sont atteints d’une cécité d’un œil ou des deux yeux. La moitié des glaucomateux n’est pas diagnostiquée, et donc 50% des malades ne sont pas traités.

Dr Jeanne Mayouego-Enyama, chef service ophtalmologie hôpital Laquintinie de Douala

Des chiffres donnés au cours du symposium organisé par l’hôpital Laquintinie le 31 mars 2022, à la faveur de la célébration de la semaine mondiale du glaucome. Une rencontre au cours de laquelle le personnel médical, les étudiants en médecine et les patients ont été édifiés sur ce qu’est le glaucome, son épidémiologie et rappels physiopathologiques. Ils ont également été édifiés sur les types de glaucomes, son diagnostic, la surveillance clinique, les principes thérapeutiques. Le rôle du personnel infirmier dans la prise en charge du glaucome a également été précisé. Tout comme la qualité de vie à avoir et les pratiques à adopter pour avoir une bonne santé visuelle.


Le glaucome est une maladie multifactorielle grave. Elle entraîne une dégénérescence Progressive et spécifique du nerf optique qui aboutit à une perte lente et irréversible de la vision en l’absence de traitement. C’est une maladie vicieuse parce qu’évoluant pendant longtemps silencieusement sans entraîner se symptômes, ni de douleur, ni de baisse visuelle. Ce qui conduit à une cécité irréversible à l’insu du patient. Ce qui fait dire au Dr Jeanne Mayouego-Enyama que le glaucome est un problème majeur de santé publique.

Les facteurs à risques du glaucome

Sur les facteurs de risques de cette maladie, on peut citer les personnes qui ont une cornée fine et qui ont tendance à avoir une tension oculaire élevée, la dépigmentation, les personnes âgées de plus de 40 ans, les antécédents familiaux de glaucome, une blessure à l’œil ou traumatisme, l’hypertension, la myopie, le diabète, les traitements à long terme à base de stéroïdes…


Au cours de ces travaux sous le thème “Ne laissez pas le glaucome vous voler la vue. Faites-vous dépister”, les ophtalmologistes ont insisté sur la nécessité de se faire dépister régulièrement. Ancienne Chef de service d’ophtalmologie à l’hôpital Laquintinie, aujourd’hui à la retraite, le Dr Angèle Ngosso a appelé le personnel médical à beaucoup de franchise après les résultats des examens effectués. ” L’attitude que nous devons avoir vis-à-vis de nos malades est très importante. Il faut être compréhensif, certes, mais il faut être véridique. Le premier discours une fois le diagnostic posé doit être choquant. Le malade doit savoir qu’il n’y a pas de retour possible”, insiste t-elle, tout en indiquant que le glaucome touche de plus en plus les jeunes de 20 ans.

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Les ophtalmologistes ont été appelés à faire systématiquement les examens pour dépister les facteurs à risques du glaucome, à chaque consultation des yeux, par un patient, afin de freiner l’évolution de cette maladie au Cameroun. La semaine du glaucome s’est ouverte à l’hôpital Laquintinie par des consultations gratuites. Pendant trois jours, des centaines de personnes se sont faites consulter pour prévenir le glaucome et protéger leur vue.

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