Ces hommes et femmes qui font naitre en moyenne 200 bébés par mois à l’hôpital Laquintinie de Douala ont été célébrés le 5 mai, à l’occasion de la journée mondiale qui leur est dédiée.

Dans le hall de la maternité de l’hôpital, une demi-douzaine de sages-femmes sont assises. Diversement occupées, elles attendent les patientes qui arrivent pour des consultations de grossesse, ou pour un rendez-vous. Ces hommes et femmes qui donnent la vie répondent également aux sollicitations des femmes dont les bébés présenteraient des malaises. En cette matinée du 5 mai, marquant la célébration de la journée mondiale de la sage-femme, des dizaines de femmes enceintes ont été reçues et consultées. La veille d’ailleurs, parmi les naissances enregistrées, des jumeaux. « C’est toujours une fierté de donner la vie. Quand un enfant vient au monde, nous sommes les premières contentes, avant la mère et la famille », lâche une sage-femme qui tient dans ses mains, l’un de ces deux bébés.

Chaque accouchement est un moment de défi professionnel

Dans cette maternité complètement relookée, le suivi des femmes enceintes est strict. « La sage-femme est une professionnelle de santé qui a été formée pour assurer le suivi complet de la femme enceinte. Ce suivi commence à la consultation prénatale jusqu’à l’accouchement. Nous les suivons et veillons à ce que tout se passe bien », argue Constance Djènè Dibonji, coordonnatrice des soins au département de gynécologie à l’hôpital Laquintinie de Douala. Parmi ce personnel médical qui accompagne les femmes dans la naissance, il y a des femmes, mais, il y a également des hommes. « Dans ce service, nous avons les sage-femmes, mais également des hommes, les maïeuticiens. Majoritairement, il y a beaucoup de femmes 28 femmes contre deux hommes. Mais, l’ambiance est cordiale. Nous ne marginalisons pas ces hommes qui sont avec nous », poursuit la coordonnatrice des soins.

« Les femmes préfèrent même souvent plus les consultations des hommes que celles des femmes. Nous travaillons en étroite collaboration et formons une belle équipe », confirme Jules Temomo infirmier accoucheur.

La maternité de l’hôpital Laquintinie de Douala voit venir au monde en moyenne 200 bébés par mois. Un chiffre qui aurait pu être revu à la hausse s’il y avait plus de personnel.

« La démographie est très galopante. On accouche tous les jours, mais, il n’y a pas assez de personnel. C’est la plus grosse difficulté pour nous à l’hôpital Laquintinie, et dans les hôpitaux de Douala en général. Nous souhaitons que les équipes soient renforcées, autant en zone urbaine qu’en zone rurale afin que nous puissions contenir toutes ces femmes qui viennent accoucher chez nous »

Constance Djènè Dibonj, coordonnatrice des soins au département de gynécologie de l’hôpital Laquintinie.

2 Replies to “Sages-femmes : la vie au bout des doigts”

  1. Eyidi Anan Tatiana 5 mois ago

    Les sages femmes de laquintinie sont les meilleurs, j’accouche toujours là-bas

    1. Hôpital Laquintinie 3 mois ago

      Merci pour ce retour

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