Coordonnatrice des soins au département de gynécologie de l’hôpital Laquintinie, elle souhaite un accès de toutes les femmes aux soins de sage-femmes, dans les communautés, notamment.

A la maternité où est situé son bureau, l’ambiance avec ses collègues et ses collaboratrices est au bon fixe. Malgré le sérieux qu’elle exige dans le travail, Constance Djènè Dibondi a tissé avec le personnel (constitué dans sa très grande majorité de jeunes) qui travaille dans ce service, une relation familiale. Un cadre de travail apprécié de ces jeunes sage-femmes. « L’ambiance est bon enfant. Mais, elle tient toujours à ce que nous fassions bien notre travail. à bien accueillir les femmes qui arrivent et à donner une bonne impression des sages-femmes », souffle l’une d’entre elles. Et pour Constance Djènè Dibonji, c’est une relation mère et filles.

Son expérience, celle qui est aujourd’hui coordonnatrice des soins au département de gynécologie de l’hôpital Laquintinie l’a acquise au Benin, où elle a été formée.

« J’ai fait ses études de sage-femme au Benin en 1995. Et immédiatement après, je commence à travailler à Plan-Benin dans les communautés en 1998. Donc, il y a presque 25 ans que je suis sorti de l’école de formation des sage-femmes. Et ensuite, je suis arrivé au Cameroun en 2006. J’ai immédiatement été embauché comme bénévole à l’hôpital Laquintinie de Douala », explique t-elle.

Et pendant deux ans, elle sera bénévole à l’Hôpital Du Jour, avant d’être intégrée en 2010 à la fonction publique comme contractuelle. Au regard de la qualité de son travail, elle a été portée par la hiérarchie de l’hôpital au poste de coordonnatrice des soins du département de gynécologie. Un poste qu’elle dit assurer avec l’aide de Dieu et l’appréciation des autres. Passionnée par l’apport qu’elle donne aux femmes enceintes, l’un de ses principaux combats est de redorer le blason de la sage-femme.

Constance Djènè Dibondi, Coordonnatrice des soins
au département de gynécologie de l’hôpital Laquintinie

200 bébés naissent chaque mois à l’hôpital Laquintinie de Douala.

« La profession de sage-femme est une très belle profession. Et nous devons tout faire pour la garder belle. A un moment, les femmes ne voulaient plus sentir la sage-femme à cause du mauvais accueil. Heureusement, aujourd’hui, tout est redevenu normal. La confiance a été retrouvée. Nous devons tout faire pour redorer le blason de la sage-femme. Je vais m’atteler à ce que la relève de demain continue de rehausser l’image de la sage-femme »

Le souhait de cette mère de famille, c’est également que la sage-femme ne soit pas cantonnée à l’hôpital. Qu’elle sorte de temps en temps pou aller voir comment cela se passe dans les communautés, parce que dit-elle, de nombreuses femmes ne parviennent pas à se rendre dans les hôpitaux, pour diverses raisons. Un travail communautaire qu’elle faisait d’ailleurs au Benin. Une expérience qu’elle souhaite partager avec les communautés camerounaises.

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