Les néphrologues font savoir qu’au Cameroun les patients hémodialysés dépensent en moyenne 200 000Fcfa par mois pour leur maladie, et l’Etat débourse 14 millions par an pour chaque malade.

La maladie rénale progresse. Et les chiffres rendus publics par les médecins néphrologies en service à l’hôpital Laquintinie de Douala, sur les problèmes rénaux sont révélateurs. Tenez par exemple. Pour ce qui est de la maladie rénale aigüe, elle constitue 5 à 10% des admissions dans nos hôpitaux. A en croire le Dr Vincent Ngamby, néphrologie, “la maladie rénale aigüe est présente chez 20 à 25% des patients qui ont des sepsis. C’est une maladie présente chez 50% des patients qui sont admis en réanimation. Et au Cameroun en 2018, en médecine interne et en réanimation, 22,3% des patients hospitalisés présentaient une lésion rénale aigüe », explique t-il en précisant que c’est l’un des principaux motifs d’admission en néphrologie.

Le rein, un organe vital

La maladie rénale chronique quant à elle, progresse également. Plus répandue dans le monde, sa fréquence se situe entre 6 à 10%, environ. Et elle peut être une porte ouverte aux maladies cardiovasculaires.

«Elle constitue un facteur de risque des maladies cardiovasculaire à part entière. Quand on a une maladie rénale chronique, même si on n’est pas hypertendue ou diabétique, on a une probabilité multipliée par 16. Le risque de faire un Avc, un infarctus ou un Avc est multiplié par 16 », renseigne le Dr Jean Yves Balepna.

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Sur le plan financier, la maladie est également, selon le médecin, la plus coûteuse dans le monde. « C’est la pathologie la plus chère au monde, toutes pathologies confondues. Aux Usa par exemple 5% du budget de santé est alloué rien qu’aux insuffisants rénaux. Au Cameroun, les patients hémodialysés dépensent en moyenne 200 000Fcfa par mois pour leur maladie, et l’Etat camerounais dépense environ 14 millions par an pour chaque patient souffrant de maladie rénale », fait-il savoir. Une maladie qui contribue à accroitre le taux de mortalité hospitalière au Cameroun, lequel se situe,  selon le Dr Vincent Ngamby, entre 25 et 35%.

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