La concertation entre médecins spécialistes, généralistes, et les majors des services vise à permettre une meilleure prise en charge des patients présentant ces symptômes.

L’échange entre le Pr Kuaté, les Dr Ndoye, Matanga, Médi, Joséphine Kamdem, les médecins généralistes et les majors des services s’est voulue pédagogique. En ces temps où la diarrhée se fait récurrente, le Pr Noël Emmanuel Essomba, directeur HLD a décidé d’organiser cette concertation entre médecins spécialistes, généralistes, et les majors des services pour permettre une meilleure prise en charge des patients présentant ces symptômes.

” La prise en charge du symptôme diarrhéique doit être améliorée. Un patient peut présenter ce symptôme à tout moment, en tout lieu. Il est donc question, au regard de la prise en charge des récents cas enregistrés ici à l’hôpital, qu’elle soit améliorée“, interpelle la Conseillère Médicale, le Dr Ndom Ebongue, au cours de la rencontre qui s’est tenue mardi, 13 septembre 2022, dans la salle de conférence de l’hôpital Laquintinie.

Pendant ces travaux, la prise en charge de ces patients a été expliquée aux médecins et personnel médical présent.

“Quand on est face à une personne qui fait une telle diarrhée, on doit lui administrer un traitement rapide et adapté. Il faut également faire un diagnostic de la diarrhée. Savoir si c’est une diarrhée aiguë ( évoluant pendant moins de 14 jours). Si elle est inférieure à 6h. Si elle évolue depuis 8h ou 16h et dans ce cas, c’est une diarrhée sévère qui survient généralement lorsqu’on mange des conserves sans les chauffer. Si la diarrhée est supérieure à 16h, elle peut être virale ou bactérienne “, explique le Dr Joséphine Kamdem, infectiologue.

Des consignes sont également données aux médecins sur la prise en charge des différents cas de diarrhée notamment chez la femme enceinte. Ils devront donc rechercher pendant la prise en charge, des signes de gravité. Ces signes pouvant être la déshydratation, le syndrome pseudo-occlusif ou une une sepsis sévère. Et la prise en charge consiste notamment en ” la réhydratation orale et parentérale. Il faut également lui donner de la banane et la carotte pour raffermir ses selles “, note le Dr Kamdem. Et pour le Dr Balepna, néphrologue, la prise en charge doit être rapide et agressive. ” Dans les complications premières du syndrome diarrhéique, il y a l’insuffisance rénale. Donc en urgence, il faut réhydrater de façon agressive le patient, lui donner autant de soluté en peu de temps. Des patients peuvent perdre jusqu’à 8 litres d’eau en quelques minutes “, note t-il.

Ainsi dans les premières heures, lui donner le maximum de soluté. ” L’apport du potassium doit se faire par voie orale et l’alimentation est plus efficace que les comprimés. Il faut dans le même temps mettre en place un traitement qui permet d’arrêter la diarrhée “, poursuit le néphrologue.

Par ailleurs, les médecins ne devraient plus envoyer systématiquement les cas de diarrhée aux pandémies. Tous les services doivent être à même de prendre en charge des cas de diarrhée”, insiste le Dr Joséphine Kamdem.

Un accent a également été mis pendant ces travaux sur le renforcement des capacités sur la prise en charge des sécrétions.

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